À la rentrée 2026, 4 018 postes d’enseignants seront supprimés, dont 3 256 dans le public. À Paris, cela se traduira concrètement par 172 fermetures de classes, dont 11 dans le 12e (3 écoles maternelles, 8 écoles élémentaires) et 24 dans le 20e (10 écoles maternelles, 14 écoles élémentaires).
Pour justifier ces décisions, le gouvernement met en avant la baisse du nombre d’élèves. Si cette baisse démographique est un fait, les conséquences qui en sont tirées interrogent.


Le 31 mars, Eva Sas était aux côtés des parents d’élèves et des élus locaux devant le Rectorat de Paris pour dénoncer des choix budgétaires qui fragilisent le service public de l’Éducation. En effet, la baisse démographique aurait pu être une opportunité pour améliorer les conditions de travail des enseignants, pour renforcer les effectifs de remplaçants, pour garantir qu’aucune classe ne reste sans professeur. Cela aurait pu créer les conditions de la réduction des inégalités scolaires et assurer un accompagnement digne pour les élèves en situation de handicap.
Malheureusement, le gouvernement a choisi une logique purement comptable.